Du phénomène EnjoyPhoenix

enjoyphoenixEn ce moment, dans les médias, on parle beaucoup d’EnjoyPhoenix.

Oui, vous savez cette youtubeuse aux 1,5 millions d’abonnés qui vend plus de livres qu’Emmanuel Todd. Non, elle n’est ni l’héritière de Flaubert, ni de Victor Hugo, mais EnjoyPhoenix, Marie Lopez de son vrai nom, suscite un véritable engouement auprès des… adolescentes.
Jeune public certes, mais sachez que la jeune femme est observée de près par les marques qui lui proposent de nombreux partenariats, mais aussi par les blogueurs de ma génération puisque je vois bien que ses réalisations sur Youtube influencent de plus en plus le contenu de mes confrères. ;-)

Certains diront que ses idées sont reprises puis appliquées sur les blogs et/ou chaînes Youtube.
D’autres diront que les blogueurs veulent s’inspirer de son travail pour s’attirer un succès identique.
Non non et non, je ne suis point d’accord avec cela.

Les youtubeurs, pour moi c’est nouveau, comme je l’évoquais ici.
Le youtubeur n’est pas un blogueur. Son contenu est interactif, spontané et surtout plus « technique ». Nous le voyons bien sur la qualité des vidéos d’EnjoyPhoenix (et encore je ne cite qu’elle). Cette dernière, dans diverses interviews, expliquait qu’elle accordait de plus en plus d’importance à la qualité technique de ses vidéos, et notamment à la bande-son ainsi qu’à la luminosité.
Et puis surtout, le youtubeur donne un coup de fouet à l’expression numérique !

Ainsi, on voit beaucoup de vlogs fleurir sur la toile (comprenez « vidéos où l’on partage des moments de vie »). L’objectif n’est autre que de créer de la proximité avec les internautes. Et on ne peut que constater que ce contenu plaît… Les compteurs de vues le prouvent largement !

Mais aussi, Youtube, c’est le partage de l’instantané.
Nous appartenons à une génération où tout doit aller vite et où nous nous devons d’être réactif. Et la plateforme vidéo répond à ce challenge. Partager en direct ce que l’on film est possible, souvenez-vous des hangouts.

Bref, je pense que la blogosphère va connaître quelques changements dans les années à venir.
Fini l’anonymat, les youtubeurs ont défié ce sujet parfois tabou.
Fini le contenu rédigé, on communique désormais par l’image et les vidéos.

Mais surtout, cette génération Z (comme on l’appelle) sait se montrer talentueuse par l’exploitation des nouveaux moyens de communication qui lui sont proposés. Elle crée aussi des nouveaux emplois très rentables. « Je suis youtubeuse » dit fièrement EnjoyPhoenix aux journalistes.
Il faut croire que les jeunes sont plus malins qu’on ne pourrait le penser ! :)

Alors, j’ai juste envie de féliciter ce jeune prodige qui, parmi tant d’autres, a réussi à apporter de nouveaux contenus sur la toile. Et malgré, les critiques parfois acerbes de la blogosphère (jalousie vénale quand tu nous tiens) est à la tête d’une entreprise dont l’avenir en dit beaucoup.

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Blogs, Vlogs : faut-il parler de soi sur le net ?

youtubeuse

Il serait difficile d’indiquer une date exacte de l’apparition des blogs sur la toile. Toutefois, j’aurais presque envie de dire que ces derniers existent depuis le début des Internets. Les individus ont lancé des sites, mais aussi, et très sûrement des blogs.
Aujourd’hui, on compte ces derniers par millions. J’ignore le nombre de blogs recensés en France, mais je pense que l’on peut au moins en compter un million.
Oui, un blog, c’est aujourd’hui facile à mettre en place. Quelques clics, quelques phrases et une ou deux illustrations à télécharger et le tour est joué.
Que l’on ait 15, 20, 30 ou 50 ans, tout le monde est apte à se lancer dans une aventure blogosphérique.

Ceux qui me lisent régulièrement savent que ce blog existe depuis 5 ans maintenant. Et je ne m’en lasse pas. Je ne me lasse pas d’écrire, je ne me lasse pas de partager, de trouver des idées, des illustrations ou d’écrire des articles à rallonge, de temps en temps. ;-)

Parfois, on se sent un peu trop à l’aise, un peu trop chez soi. Parfois, on oublie que l’on écrit pas seulement pour soi, mais pour un lectorat que l’on ne connait pas vraiment, malgré les commentaires et mails que l’on peut régulièrement recevoir.
Je me livre. Souvent, en ce moment. Mais j’essaie de ne pas trop en dire, juste ce qu’il faut. Ne pas aller trop loin, pour préserver son jardin secret.
Mais j’en viens à me dire que le blog est un carnet intime où l’on parle de soi, de nos problèmes, de ce qu’on a envie.

Puis il y a les vlogs dont je vous parlais ici. Sans complexe, sans tabou, elles vous racontent leur vie, leurs sorties, un peu leur train-train quotidien en quelque sorte.

Mais les limites sont là. Pas d’introduction dans la vie trop privée. On ne connait ni leur nom, ni leur adresse.
Mais le reste, on sait presque tout. Routine beauté, dernier voyage, leur appartement. Pas de complexe.
Cette liberté d’expression pourrait déranger la génération de mes parents.

Plus de vie privée. Plus d’intime. Les jeunes n’ont plus de limites.

Mais moi ça ne me choque pas. C’est ma génération. Nos ascendants se sont battus pour la liberté d’expression. Il faut la conserver, et l’utiliser pour exprimer sa créativité.

Et puis n’est-ce pas le rôle du web de partager, créer et communiquer ? Il ne faut point perdre cela de vue. Les Internets sont des outils magiques, et malheureusement il y a encore trop de pays où cet outil est trop contrôlé, voire censuré.

Bref, parler de soi, il faut, mais ce qu’il faut.
Surveiller le discours des jeunes, parfois un peu trop naïf. L’absence de leurs limites peut s’avérer dangereux. Parents surveillez vos enfants.

Et puis j’admire la spontanéité et la transparence de ces youtubeuses qui parlent sans complexe devant leur caméra. On pourrait penser qu’elles sont naïves de raconter leur vie. Mais non, au contraire, elles fascinent. Ce ne sont pas des dizaines de personnes qui les suivent mais des centaines de milliers. Incroyable. Mais vrai.
Leurs abonnés s’identifient, prennent note de leurs conseils et bons plans.

Parler de soi sur le net, c’est frais, c’est moderne. Le spontané est à la mode.
Les générations Y et Z ont tout compris à notre société individualiste. S’exploiter, parler de soi en utilisant les nouveaux médias.
Dépasser le regard des gens, s’assumer tel qu’on est.

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