Blogs, Vlogs : faut-il parler de soi sur le net ?

youtubeuse

Il serait difficile d’indiquer une date exacte de l’apparition des blogs sur la toile. Toutefois, j’aurais presque envie de dire que ces derniers existent depuis le début des Internets. Les individus ont lancé des sites, mais aussi, et très sûrement des blogs.
Aujourd’hui, on compte ces derniers par millions. J’ignore le nombre de blogs recensés en France, mais je pense que l’on peut au moins en compter un million.
Oui, un blog, c’est aujourd’hui facile à mettre en place. Quelques clics, quelques phrases et une ou deux illustrations à télécharger et le tour est joué.
Que l’on ait 15, 20, 30 ou 50 ans, tout le monde est apte à se lancer dans une aventure blogosphérique.

Ceux qui me lisent régulièrement savent que ce blog existe depuis 5 ans maintenant. Et je ne m’en lasse pas. Je ne me lasse pas d’écrire, je ne me lasse pas de partager, de trouver des idées, des illustrations ou d’écrire des articles à rallonge, de temps en temps. ;-)

Parfois, on se sent un peu trop à l’aise, un peu trop chez soi. Parfois, on oublie que l’on écrit pas seulement pour soi, mais pour un lectorat que l’on ne connait pas vraiment, malgré les commentaires et mails que l’on peut régulièrement recevoir.
Je me livre. Souvent, en ce moment. Mais j’essaie de ne pas trop en dire, juste ce qu’il faut. Ne pas aller trop loin, pour préserver son jardin secret.
Mais j’en viens à me dire que le blog est un carnet intime où l’on parle de soi, de nos problèmes, de ce qu’on a envie.

Puis il y a les vlogs dont je vous parlais ici. Sans complexe, sans tabou, elles vous racontent leur vie, leurs sorties, un peu leur train-train quotidien en quelque sorte.

Mais les limites sont là. Pas d’introduction dans la vie trop privée. On ne connait ni leur nom, ni leur adresse.
Mais le reste, on sait presque tout. Routine beauté, dernier voyage, leur appartement. Pas de complexe.
Cette liberté d’expression pourrait déranger la génération de mes parents.

Plus de vie privée. Plus d’intime. Les jeunes n’ont plus de limites.

Mais moi ça ne me choque pas. C’est ma génération. Nos ascendants se sont battus pour la liberté d’expression. Il faut la conserver, et l’utiliser pour exprimer sa créativité.

Et puis n’est-ce pas le rôle du web de partager, créer et communiquer ? Il ne faut point perdre cela de vue. Les Internets sont des outils magiques, et malheureusement il y a encore trop de pays où cet outil est trop contrôlé, voire censuré.

Bref, parler de soi, il faut, mais ce qu’il faut.
Surveiller le discours des jeunes, parfois un peu trop naïf. L’absence de leurs limites peut s’avérer dangereux. Parents surveillez vos enfants.

Et puis j’admire la spontanéité et la transparence de ces youtubeuses qui parlent sans complexe devant leur caméra. On pourrait penser qu’elles sont naïves de raconter leur vie. Mais non, au contraire, elles fascinent. Ce ne sont pas des dizaines de personnes qui les suivent mais des centaines de milliers. Incroyable. Mais vrai.
Leurs abonnés s’identifient, prennent note de leurs conseils et bons plans.

Parler de soi sur le net, c’est frais, c’est moderne. Le spontané est à la mode.
Les générations Y et Z ont tout compris à notre société individualiste. S’exploiter, parler de soi en utilisant les nouveaux médias.
Dépasser le regard des gens, s’assumer tel qu’on est.

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