Merci de

C’est Blog du dimanche qui est la source d’inspiration de ce nouvel article.
Je ne fais, ni ne frôle un burn-out. Bien que je prenne certaines choses trop à coeur, comme le travail, je pense savoir poser des limites.
Y a 5 ans, c’était plus difficile. Mais y a 5 ans je ne savais pas prendre le recul nécessaire.
« Stresse », « pression constante », « Ces mails qui rendent fous » écrit Elodie. On s’y reconnait un peu tous. Certes comprennent, d’autres moins. Lorsque je parle avec mes amis, j’entends cet éternel discours « C’est tendu », « Je suis sous l’eau », « Je suis fatiguée ». Effet vie de working girl parisienne ? Tendance générale ? Ou des individus trop investis ? Un peu des trois, je pense.
Merci deTravailler doit être avant tout un plaisir, entend-t-on de nos jours. Et pourtant, le travail c’est tout simplement un échange entre de deux personnes : un service contre un peu d’argent.
Les sociétés n’ont pas tant évolué que ça. Le travail a toujours été à l’ordre du jour.
Pourtant, des personnes en font toute leur vie. Je les admire, parfois. Dans la limite du raisonnable, bien sûr.
Puis il y a ceux qui sont prêts à tout, même à vous mettre la pression pour trois fois rien, au fond.
Mais surtout, il y a cette expression « Merci de » qui m’insupporte plus que tout. Est-ce difficile d’écrire « Je te remercie de » ?
Bien sûr, cette directive vous ne l’entendrez que rarement, par contre vous la lirez incessamment.
Aucun humain n’est supérieur à l’autre, quel que soit son statut social. On perd le respect, on perd l’humilité.
Les gens oublient leur reflet. Les gens oublient l’image qu’ils donnent d’eux à autrui.
J’entends les périodes difficiles. J’entends la « pression » du client.
Pourtant l’agressivité m’insupporte.
Je ne suis point parfaite, j’essaie de canaliser mes émotions, au mieux, bien sûr.
Mais j’évite « Merci de ». Toi, derrière mon écran, tu n’es pas mon chien, mon larbin, mon esclave, une estrasse. Je te respecte. J’attends, avec ma patience.

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