« Respire » de Mélanie Laurent et Anne-Sophie Brasme

J’ai lu « Respire » il y a bien longtemps. Presque 15 ans. Je dis presque. Je ne sais plus exactement.
C’était fort, touchant et violent à la fois. Je l’ai terminé rapidement. Peut-être en une semaine.
L’histoire d’une amitié adolescente entre deux filles. Une amitié comme on a l’a certainement tous connue, parfois trop forte.
Je m’étais alors un peu reconnue dans ce livre. Une histoire presque similaire, en fait. Mais tout ça est vieux. Tout ça a 15 ans, maintenant.

J’avais donc entendu que Mélanie Laurent allait adapter « Respire » sur le grand écran. Un frisson m’avait parcouru. Des souvenirs qui revenaient à la surface.
Novembre 2014 : date de sortie de « Respire ». Chose promise, j’irai voir le film.
La bande-annonce, enfin. Ca donne envie, ça me rappelle un peu le livre. Alors j’irai.

Mélanie Laurent nous propose ainsi un long-métrage de 90 minutes sur une amitié passionnelle entre deux jeunes filles en classe de Terminale.
Synopsis : Charlie, une jeune fille de 17 ans. L’âge des potes, des émois, des convictions, des passions. Sarah, c’est la nouvelle. Belle, culottée, un parcours, un tempérament. La star immédiate, en somme. Sarah choisit Charlie.

« Sarah choisit Charlie » nous dit-on. A cet âge où l’on se cherche encore, l’amitié se fait à deux, l’amitié est plus forte que tout, en amitié il faut être unique. Oui, nous avons tous eu un ou une meilleure amie, une forte complicité et passionnelle.
C’est d’ailleurs, sur un cours de philosophie que s’ouvre le film : « La passion permet-elle la liberté ou est-ce une entrave ? ». Un étudiant répondra « La passion on la subit ».
Une histoire d’amitié qui vous rend aveugle, qui va jusqu’à dépasser la limite de la raison.
Un peu de je t’aime moi non plus.
« Je te présente Sarah, une copine de classe ». Dès lors, cette amitié si fusionnelle dérape. Une réaction, puis deux, puis plusieurs que Charlie ne comprend point de la part de Sarah. Du mépris, du mensonge et de la manipulation.
Charlie est soumise à Sarah, Sarah la domine. Une relation plus que destructrice puisque un esprit de comparaison et de compétition s’installe entre les deux jeunes femmes.
Charlie se meurt à petit feu, s’isole, ne voit plus sa vie sans Sarah.
Puis un jour, la vérité éclate. La jeune femme sensible découvre qui se cache derrière la Sarah qu’elle connait jusqu’à alors. « Tu es juste paumée en fait ». « Si tu le dis, je te tue » lui répondra Sarah sur un ton provocateur.
Une descente aux enfers de plus en plus profonde, une maman qui n’en voit rien. Jusqu’à la tragédie.

La passion, l’amour et l’amitié sont destructeurs. Je n’invente rien. Même à notre grand âge. Un regard, un sourire et l’enfer peut vous être mené.
Mélanie Laurent filme avec prouesse les ravages que peuvent produire les sentiments et décrit la relation de dominant-dominé.

Juste parfait, juste émouvant comme il faut.

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Les Adoptés de Mélanie Laurent

Une famille de femmes que la vie a souvent bousculée mais qui est parvenue avec le temps à apprivoiser les tumultes. Les hommes ont peu de place dans cette vie et naturellement quand l’une d’entre elle tombe amoureuse tout vacille. L’équilibre est à redéfinir et tout le monde s’y emploie tant bien que mal. Mais le destin ne les laissera souffler que peu de temps avant d’imposer une autre réalité. La famille devra alors tout réapprendre. La mécanique de l’adoption devra à nouveau se mettre en marche forçant chacun à prendre une nouvelle place…

Voici un film on ne peut plus dramatique pour cette fin d’année.

On sourit, on rit, puis on pleure.

Un film sur la vie, la mort, puis la vie.

L’histoire d’une famille, celle que vous pourriez croiser à chaque coin de rue.

Deux soeurs, un homme, un enfant et une mère.

Encore une fois, Mélanie Laurent m’émeut et m’éblouit.

Les Adoptés est le premier film réalisé par cette actrice. Une réussite toute particulière qui devrait finalement séduire les personnes doutant du talent de Mélanie Laurent.

Les Adoptés est un film appartenant à la même veine qu’Intouchables. Un film qui nous fait prendre du recul sur la vie, les embûches que nous pouvons rencontrer dans notre quotidien.

Nous oublions souvent qu’il y a pire qu’un boulot, qu’un licenciement, qu’un train râté. Nous oublions que la famille doit rester notre priorité. Une famille ne se renouvelle pas. C’est un cadeau précieux que nous a fait la vie et dont nous devons prendre soin.

 

Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. Alphonse de Lamartine.

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Papa – Mélanie Laurent

Paroles

Dis-moi papa,
est-ce que c’est vrai dis-moi,
que sur cette grande planète,
y’en a qu’un comme toi.

Tu sais papa,
j’ai bien essayé quand même,
y’en a à qui j’ai dit je t’aime,
y’en a que j’ai pris dans mes bras.

Crois-moi papa,
c’est pas faute d’avoir essayé,
y’en a deux trois que j’ai su aimer,
même un qui aurait pu te ressembler.

Dis-moi papa,
y’aurait pas une belle copie,
avec qui je pourrais faire ma vie,
avec qui j’aurais jamais mal.

Tu sais papa,
c’est pas facile tous les jours,
pas facile de trouver l’amour,
dans l’ombre fragile de tes pas.

Crois-moi papa,
j’ai l’impression de d’mander la lune,
décrocher les étoiles une à une,
et personne f’ra ça pour moi.

Je voudrais qu’il soit honnête,
romantique et gentil,
tant qu’à faire pas trop bête,
assez doué en plomberie,
pour réparer les fuites,
de mon appartement,
et sans prendre la fuite,
s’y installerait dedans.

J’voudrais trouver un homme,
pas trop lâche et fuyant,
qui tomb’rait pas dans les pommes,
quand j’lui parl’rais d’enfants,
un homme beau dehors dedans,
avec quelques cicatrices,
mais qui s’laisserait soigner,
un homme pas trop égoïste.

Je sais papa,
j’l’imagine un peu trop parfait,
j’attends le conte de fée c’est vrai,
mais j’y peux rien j’suis faite comme ça.

J’t’assure papa,
y’a d’quoi faire une dépression,
mais promis je baisse pas les bras,
t’en fais pas je tiens bon.

Quand j’aurais réglé,
mon petit problème d’Oedipe,
alors peut-être que je tomb’rais,
enfin,
sur un chouette type.

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Et soudain, tout le monde me manque

Et soudain, tout le monde me manque, c’est l’histoire d’une relation père-fille. Une histoire sur notre Papa, tout ce qu’on a pas osé lui dire, tout ce qu’on lui a caché, et surtout tout ce qu’il nous a caché.

Nous retrouvons Mélanie Laurent dans le rôle d’une femme-enfant. J’avoue d’ailleurs que je l’aime moins lorsqu’elle interprète ce type de rôle. On la sent moins à l’aise, moins à sa place et surtout un peu trop âgée pour ce type de personnage.

Et soudain, tout le monde me manque reste toutefois un beau film sur les relations familiales et ses valeurs fondamentales.

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Mélanie Laurent

Mélanie Laurent, une de ces actrices qui me plait

Je ne sais plus vraiment où j’ai découvert Mélanie Laurent. Inglorious Bastered me semble-t-il. Puis Le Concert. Oui, c’est bien Le Concert qui m’a réellement fait découvrir cette actrice. Mais ce fut surtout l’émouvant film La Rafle qui lui fit porter l’auréole.
Alors oui, il y a Audrey Tautou, Cécile de France ainsi que Marion Cotillard parmi les actrices favorites des Français, mais Mélanie Laurent arrive doucement à se faire une place dans nos coeurs. Encore adolescente, elle se fait remarquer par Gérard Depardieu alors qu’elle accompagnait une amie sur un tournage de film. Elle jouera alors dans Un Pont entre deux rives réalisé par Frédéric Auburtin.
On la verra ensuite dans Ceci est mon corps lancer la réplique à Jane Birkin. Notons que le film sera présenté au festival de Cannes en mai 2001.

Mais ce n’est qu’à partir de 2006 que l’on commencera à vraiment entendre parler d’elle. En effet, elle interprétera aux côtés de Kad Merad, Lili une jeune femme fragile, dans Je vais bien, ne t’en fais pas, film réalisé par Philippe Lioret. C’est grâce à ce long métrage qu’elle obtient le prix Romy Schneider ainsi que le César du meilleur espoir féminin. La consécration est enfin là.
Puis, vient le film Paris où elle incarne une jeune étudiante dont Romain Duris tombera amoureux. N’est-elle pas merveilleuse dans ce film ?
L’année 2009 est là et nous la retrouvons en compagnie de Brad Pitt dans Inglorious Bastered.
Voilà ainsi un aperçu de sa carrière d’actrice. Ne la trouvez-vous pas remarquable ? Partie de rien pour arriver chez les grands.

Le talent Mélanie Laurent

Mélanie Laurent a un talent bien à elle. Mélanie c’est une actrice à part entière, au jeu d’acteur raffiné, unique et particulièrement sensuel. Blonde aux yeux bleus elle attire les regards. Non pas seulement ceux des hommes, mais aussi ceux des chasseurs de talents, des producteurs, des réalisateurs et des artistes aux grands noms. Alors oui Mélanie a aussi ça dans le sang. N’oublions pas que son père était comédien et sa mère professeur de danse. La jeune femme a donc grandi dans un univers artistique. Cela lui a-t-il facilité l’entrée ? Oui certainement. Non, certainement pas. Papa et Maman ne pourront nous aider pour tout. Ce n’est pas Papa et Maman qui ont fait gagner le César du meilleur espoir féminin à Mélanie et encore moins qui l’ont pistonné pour jouer dans un film de Tarentino. Quoi qu’il en soit, Mélanie Laurent réussit à faire ses preuves et bien plus qu’elle en a l’air.
Dans chaque rôle, Mélanie tâche de donner tout ce qu’elle afin d’incarner au mieux son personnage. Ne vous a-t-elle donc pas émus dans le rôle d’Annette, l’infirmière de La Rafle ? Moi je l’avoue, je me suis attachée au personnage et j’ai versé de grosses larmes à la fin du long-métrage.

Mélanie Laurent, son public et les médias

J’ai souvent entendu dire de Mélanie Laurent qu’elle était prétentieuse et hautaine. Est-ce vraiment le cas ? Je l’ignore. Mais je reconnais que j’ai également eu cette impression lorsque j’écoute ses interviews. Mais ceci peut toutefois être dû à de la timidité, un manque de confiance devant les caméras, ou le souhait de ne vouloir dévoiler qu’une partie de soi. Alors, c’est vrai quand on apprécie une personnalité, on aimerait qu’elle soit une icône, un modèle plein de qualités. Pourtant, nul n’est parfait.
Personnellement, ce que j’apprécie chez Mélanie Laurent, c’est son naturel, la franchise de ses personnages, son petit côté naïf, sa beauté et surtout son côté guerrière : je me donne à fond pour obtenir ce que je veux. N’est-ce pas le but dans une vie ? Se battre pour arriver à ses fins.
Mélanie, une icône. Une vraie.

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