Ode à Pagnol

J’ai déjà parlé de Pagnol. Marcel Pagnol.

Ici, et par-là.

Et pourtant je n’ai point eu de paroles pour « La Gloire de mon père » et « Le Château de ma mère » d’Yves Robert.

Mes proches ne sont pas censés ignorer que je porte une grande admiration à ces deux films (vous pouvez cliquer que les photos précédentes pour y découvrir des extraits).

Gamine, j’y retrouvais un peu ma famille. Des airs de ressemblance à vrai dire.

Je pleurais déjà en regardant l’excipit du Château de ma mère. Les larmes sont encore là d’ailleurs.

Yves Robert dessine la Provence telle qu’on a pu l’imaginer à l’époque de nos grands-parents et arrières grands-parents.

Pagnol sait vous faire sourire par ses mots mais aussi vous arracher de profondes larmes.

Je suis sûrement trop émotive, mais ce film reflète quelques traits de ma personnalité que (malheureusement) je camoufle aux yeux des autres.

Pire encore, Cosma, Vladimir Cosma m’a fait pleurer des soirées entières.
Une musique nostalgique, puis pimpante, rythmée par les odeurs et les couleurs musicales de la Provence.
Vous ne connaissez point cette musique ? C’est ici.

Bref, Yves Robert a imagé  l’époque pagnolesque tant attendue.

Une réussite, quoi que vous pensiez.

Faire revivre les morts, voilà le talent de Pagnol. Marcel Pagnol, pardon.
Faire revivre, dans la plus grande délicatesse possible.

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La fille du puisatier – Daniel Auteuil

Pour sa première réalisation cinématographique, Daniel Auteuil nous offre La Fille du puisatier, un classique de l’écrivain Marcel Pagnol.

Synopsis Allociné : En coupant à travers champs pour aller porter le déjeuner à son père, Patricia rencontre Jacques. Elle a dix-huit ans, il en a vingt-six. Elle est jolie, avec des manières fines de demoiselle ; il est pilote de chasse et beau garçon. Un peu de clair de lune fera le reste à leur seconde rencontre. Il n’y aura pas de troisième rendez-vous : Jacques est envoyé au front. Patricia attendra un enfant de cette rencontre. Les riches parents du garçon crieront au chantage, Patricia et son père, le puisatier, auront seuls la joie d’accueillir l’enfant. Une joie que les Mazel leur envieront bientôt et chercheront à partager, car Jacques est porté disparu…

Nous nous souvenons tout de l’interprétation magistrale de Daniel Auteuil dans le rôle d’Ugolin dans le film Manon des sources de Claude Berri.

Pour faire écho à cette interprétation notamment, Daniel Auteuil réalise pour notre plus grand bonheur La Fille du puisatier.

Véritable provençale par les racines de mes ancêtres, j’ai littéralement été séduite par ce long-métrage. Le jeu de Daniel Auteuil est  authentique. L’acteur incarne parfaitement le personnage du puisatier.

Tout y est : l’ambiance provençal, les expressions, l’univers et le soleil au beau fixe. :-)

Daniel Auteuil a pris le soin de choisir les acteurs. Nous retrouvons ainsi Kad Merad que nous avons pu découvrir dans Les Choristes, Nicolas Duvauchelle que nous avons pu voir jouer dans Les Yeux de sa mère avec Catherine Deneuve, la jolie et talentueuse Astrid Berges-Frisbey, Sabine Azéma ainsi que Jean-Pierre Darroussin.

Mais La Fille du puisatier n’est pas qu’une simple oeuvre pagnolesque. En effet, Pagnol retrace à travers cette histoire la lutte des classes, encore présente à l’aube de la Seconde Guerre Mondiale.

Patricia est issue dans un milieu pauvre et n’est que la fille du puisatier. Tandis que Jacques, son prétendant, est le fils d’un commerçant aisé mais aussi officier dans l’Armée de l’air.

Deux mondes que tout séparent. Mais Pagnol prouvera à travers son oeuvre que les limites ont toujours une fin et que des barrières toujours plus fortes peuvent les faire tomber en un seul coup de vent.

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