[Coup de coeur] La série TV Hatufim sur Arte

Je ne suis pas celle qui va être accro à une série TV. Loin de là. Sauf X-Files, sauf Buffy, plus jeune.
Généralement, je ne regarde même pas un épisode en entier. Je n’ai même pas accroché à GOT. Bon, peut-être faut-il que je laisse une seconde chance à cette série.
Je préfère me repasser en boucle des films que j’aime bien que de regarder des séries sans intérêt.

Puis un jour, en fin de journée, scotchée dans le canapé et devant ma TV, je pars faire un tour sur Arte+7.
Et je tombe sur Hatufim. Hatufim, comprenez « Prisonniers de guerre ». Le titre m’inspire, l’image d’accroche aussi.
Alors je regarde un épisode, puis deux, puis trois, puis quatre. Voilà, je suis accro.
C’est intelligent, bien fait, réaliste et vous êtes tenus en haleine du début à la fin. Chaque épisode est particulièrement bien ficelé, aucun détail n’est oublié.
Hatufim ne date pas d’hier. Hatufim est sorti en 2010 et nous vient droit d’Israël. Elle est réalisée par Gideon Raff.

Synopsis

Il y a 17 ans, Nimrod, Uri et Amiel, trois soldats israéliens, ont été capturés au Liban au cours d’une mission. Après tant d’années de détention, leur libération est enfin négociée mais seuls Nimrod et Uri en reviennent vivants. Ils retrouvent une société dans laquelle ils n’ont plus de repères et des familles qui leur sont devenues presque étrangères. Alors qu’ils essaient de se réinsérer et de surmonter leurs traumatismes, les services de sécurité israéliens s’interrogent : pourraient-ils dissimuler des secrets et ainsi mettre en danger la sécurité du pays ?

Hatufim traite d’un sujet brûlant en Israël : le retour des prisonniers de guerre. Une série au succès public et critique sans conteste dans son pays et au-delà, puisqu’elle a inspiré la série américaine Homeland.

Voilà, tout est dit dans cette présentation prise sur le site d’Arte.

Alors c’est vrai, il faut suivre et comprendre dès le premier épisode. Sinon perdus vous êtes. Chaque protagoniste a son importance, son rôle et sa personnalité. On s’attache à eux. On a envie de les suivre au fil des épisodes.

Hatufim puise sa force dans un sujet tabou : les syndromes post-traumatiques des prisonniers de guerre.
En Israël, la série rencontre un fort succès puisqu’elle analyse la psyché de son peuple. Prisonniers de guerre, mais aussi souffrance et réactions des familles touchées. Ce n’est donc pas pour rien que cette série est devenue un véritable phénomène de société.

Mais Hatufim c’est aussi une plongée dans le quotidien des prisonniers. La violence et la torture ne font pas défaut. Ames sensibles s’abstenir. Mais son réalisateur s’inspire de témoignages et de faits réels. Pas d’exagération, ni d’invention, vous voilà plongés dans la réalité de la guerre.

Mais, il y a toujours un « mais ». Seulement deux saisons disponibles… Il paraîtrait qu’une troisième serait en cours de réalisation. J’aurais aimé tout regarder d’un coup, et puis continuer, avoir une routine série. Alors peut être enchaîner avec Homeland du même réalisateur. :)

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