Du harcèlement à l’école

Il est de ces sujets dont les médias ont peu parlé jusqu’à aujourd’hui. A mon époque, c’était tabou. Les enseignants, les parents et les élèves eux-mêmes fermaient les yeux.
On ne disait rien, on n’osait pas défendre ses camarades de peur des représailles.
Mais aujourd’hui, les élèves, les syndicats de parents d’élèves parlent enfin du harcèlement scolaire.
Ecoliers, collégiens, lycéens, tous sont concernés par ce phénomène. Il n’est pas d’aujourd’hui, il existe depuis longtemps.
J’ai gardé le souvenir de ces camarades taquinés, embêtés puis harcelés par certaines personnes. Au début c’était gentil, puis à la fin ça devenait humiliant. Quelqu’un lui avait jeté un chewing-gum dans les cheveux, parce qu’elle était bonne élève. D’autres l’insultaient en cours dès que le professeur avait le dos tourné. Et personne ne disait rien. Personne.
Et puis il y a quelques semaines, je suis tombée sur la vidéo d’EnjoyPhoenix.

Elle y raconte son histoire, la dureté de ses camarades à son égard. Un discours touchant au travers d’une sincérité inégalable. Cette confidence a d’ailleurs été visionnée plus de 1,4 millions de fois ! C’est donc la preuve que le harcèlement à l’école est un sujet d’actualité qui touche de nombreuses personnes.

Et puis, dans les journaux, il est un jour considéré comme un fait divers. « Une enfant de 10 ans s’est défenestrée suite aux moqueries de ses camarades« . Puis, cet événement se transforme en fait d’actualité. On en parle dans les médias, on en parle au grand public, dans les écoles et on essaie de briser la glace dans les familles.

Je n’ai personnellement pas été harcelée, mais je suis peinée de voir à quel point les enfants peuvent être cruels entre eux. « On se moquait de moi car je n’avais pas de vêtements de marque » nous dit Marie dans sa vidéo.
Tout se joue malheureusement sur les apparences. Appartenir à un groupe, ne pas se différencier. Tel un troupeau de moutons.

Et les moqueries continuent sur les réseaux sociaux. Vidéos et photographies insultantes diffusées.
Puis l’individu moqué perd confiance, se replie sur lui-même, s’oublie.

Je trouve incroyable que les familles ne voient rien, ne perçoivent ni le mal-être ni le changement d’attitude de leurs enfants.
Il est dingue d’entendre que des adolescents pensent au suicide à leur si jeune âge et y arrivent parfaitement. Du premier coup, la plupart du temps.

J’espère ainsi que l’Etat saura stopper ce triste phénomène et surtout réapprendre aux jeunes le respect d’autrui en acceptant les différences.

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