Des gens qui passent à Paris

Quand j’étais plus jeune, il y a presque 15 ans, je répétais sans cesse à ma famille que lorsque je serai grande, j’irai vivre à Paris.
Quand j’étais plus jeune, je galopais dans les rues de Paris. Lécher les vitrines des grands magasins, partir à la découverte des maisons des stars ou partir boire une eau chez Colette.
J’aimais jouer à l’enfant Bobo, j’aimais jouer à la Parisienne.

Et pourtant, j’avais oublié certains de ces souvenirs. Paris était de passage. Paris n’était qu’un nuage à transpercer.

Et pourtant, c’est en 2009 que j’y suis revenue avec cinq valises.

Des gens qui passent

Quitter ma région.
Quitter ma famille.
Quitter mes amis.
Je n’avais alors guère froid aux yeux.

Et puis, j’ai rencontré des gens. Plein de gens.
Des gens de passage pour la plupart. Dommage. C’est triste. C’est triste la vie à Paris. Triste de voir des gens un jour, six mois, deux ans puis de ne plus pouvoir les contacter pour X raisons.

« Tu ne feras pas ta vie à Paris » me dit-on souvent.
« Tu finiras par rentrer chez toi » me dit-on aussi.

Et pourtant. Presque 5 ans que je vis ici. Point de cette envie de retourner là-bas. Point cette envie de voir la mer tous les jours.

Juste ce besoin de voir des gens, les rencontrer, les aimer puis les oublier.

Il parait que je compte plus de 400 relations sur mon profil Linked In. Des collègues, des amis et des relations professionnelles.
Des gens d’un jour et des gens de toujours.

Superficialité, futilité et festivité. Trois mots pour incarner mon Paris d’aujourd’hui.
Désormais chacun de ses quartiers possède un peu de mon histoire.
Il y a ceux que désormais j’évite. Il y a ceux qui m’émeut et ce qui me font rêver.

Paris, ville de souvenirs.
Paris, ville des inconnus.
Paris, ville de ma vie.

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