De mes études de Lettres Modernes

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5 ans et demi que je blogue ici. Et c’est aujourd’hui que je me rends compte je n’ai que partiellement abordé le sujet de mes études supérieures.
J’ai cependant parlé plusieurs fois de mon travail, celui de la publicité, dans lequel je baigne depuis 6 ans et demi (Je tiens au « et demi »).
Pourtant j’ai envie d’aborder le parcours que j’ai suivi à l’université.

J’ai fait Lettres. Oui je suis allée à la fac. A la fac de Lettres.
Non je ne m’y suis pas rendue par défaut mais parce qu’à 16 ans (au lycée donc) j’avais un projet professionnel bien précis. Prof. Oui c’est bien ça. Prof de Français. Ce sont alors une HK (comprenez Hypokhâgne), puis trois années à l’université qui se sont enchaînées. Jusqu’à la Maitrise que je suis allée. Puis revirement de situation, plus envie de me retrouver devant des classes de trente élèves. Plus envie de corriger des copies jusqu’à pas d’heures.

J’ai alors opté pour le di-gi-tal. Mais je stoppe mon récit ici.
Et je le reprends là : « J’ai fait Lettres. Oui je suis allée à la fac. A la fac de Lettres. ».

Il y a peut-être des lecteurs qui seront surpris par ce parcours universitaire, d’autres qui au contraire trouveront ça logique. Logique pour les arguments suivants : je tiens un blog, j’aime écrire et je lis beaucoup. Des petits indices qui devraient mettre la puce à oreille. Mais il en a été autrement, je ne travaille ni pour l’Education Nationale ni dans le milieu de l’édition ou dans une bibliothèque.

En effet, il y a sept ans, les profils littéraires étaient recherchés pour les formations en communication. Comme quoi. Comme quoi il n’existe pas que le profil « école de commerce ».

Puis je suis arrivée sur le marché du travail. Ma maîtrise de Lettres et mon Master 2 spécialité Ingénierie des Médias en poche. Comme tout le monde j’ai passé des dizaines et des dizaines d’entretiens avant de décrocher mon premier boulot.
Puis, six années plus tard je manipule Excel presque sur les bouts des doigts.

Je disais plus haut « Il n’existe pas que le profil école de commerce ». Parce que des gens qui sortent des ESC, ESSEC, ESTP, HEC et Cie j’en ai croisé des dizaines. Mais vraiment des dizaines.

Parfois je me sentais un peu l’intrus parmi tous ces gens d’écoles de commerce. Parfois j’avais l’impression de me distinguer.

etudes lettres modernesEt pourtant, au fil du temps, je me suis rendue compte que lorsqu’on arrive sur le marché du travail, on est tous au même niveau. Du moins en ce qui concerne mon secteur d’emploi. On apprend un métier comme tout le monde. On apprend à travailler en équipe comme tout le monde. Et puis on apprend à se faire un réseau professionnel.
Alors oui j’ai très souvent entendu dire que les diplômés des ESC, ISC et Cie disposaient d’un carnet d’adresses extraordinaire. Ah bon ? Pourtant il s’avèrerait que la recherche d’emploi n’a pas été fructueuse pour tous.

Ne nous mentons pas. Le réseau, oui le fameux réseau, s’acquiert au fil du temps et des rencontres. Les collègues, les collaborateurs externes, les clients et puis les rencontres diverses. Des personnes que l’on va recroiser de temps en temps, avec qui on peut éventuellement se lier d’amitié ou tout simplement que l’on contacte pour des projets professionnels.
Le réseau, et non pas le piston, ça s’entretient. Fac de Lettres ou école de commerce, chaque individu est apte à le construire. Il suffit d’un peu de bon sens.

Je ne cherche point à critiquer les études supérieures payantes et autres dérivés. Je veux surtout montrer que les salariés et autres professionnels ayant opté pour un cursus professionnel ont toutes leurs chances de réussir dans le monde du travail.

Alors comme tout le monde, j’ai progressé, moi qui venait de la fac. Comme tout le monde, j’ai grimpé les marches, comme tout le monde j’ai acquis de nouvelles compétences.

Etrangement, lors de mes entretiens d’embauche, je percevais que mon profil était fort apprécié. Parce que différent, je pense. Bien sûr, il faut être motivé, s’investir et être force de proposition.

Je me souviens encore de l’inquiétude parentale une fois diplômée de Lettres. Il n’en est presque plus rien aujourd’hui. J’ai un bout d’expérience, de la confiance et un panel de compétences que je tâche d’élargir du mieux que je peux.

Voilà. Je tenais à partager mon point de vue sur les études sup.
Surtout faites ce que vous avez envie. Suivez un cursus d’arts plastiques, d’histoire ou même de mathématiques si le coeur vous en dit. Seule votre authenticité et votre investissement feront de vous la personne que vous êtes.

Aujourd’hui je ne regrette ni mon cursus universitaire ni mon parcours professionnel.
Aujourd’hui je mange à ma faim.
Aujourd’hui je fais presque tout ce dont j’ai envie.

Enfin, aujourd’hui, j’estime ne pas m’être plantée.

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