Rendez-vous chez La Cantine Max y Jeremy

Strasbourg Saint-Denis. Un quartier de Paris que je ne fréquente guère, il est vrai. Pourtant, théâtres de boulevards et bistrots s’y côtoient à chaque coin de rue. D’ailleurs, à y regarder de plus près, on y découvre des restaurants africains, asiatiques ou basques. Oui, oui basques, dans ce ce coin dit « populaire ».
Longeons donc la rue du Faubourg Saint-Denis jusqu’au n°75.  » La Cantine Max y Jeremy » y lit-on, LE bistrot à tapas du moment. Les premiers arrivés se sont bien sûr installés sur la terrasse chauffée et commandés quelques tapas.
Des tapas basques, authentiques, originaux et fais maison, sous vos yeux.
Et puis, il y en a pour tous les goûts, croquetas, tartare de saumon, pan con tomate, gyozas ou même des accras moresque (mes préférés en fait ) !
La Cantine Max y Jeremy vous propose aussi du sucré : panna cotta oreo, moelleux coeur samba ou fabulous cheese cake. Oui oui, je vous vois déjà baver derrière votre écran. ;-)
Pour la petite histoire, Maxime Gues et Jeremy Gatelet ont ouvert leur premier bistrot dans le quartier Montorgeuil avant d’aller s’implanter dans le 3e. Puis, le succès étant au rendez-vous, les deux acolytes sont donc partis à la conquête du faubourg Saint-Denis.
En plus des tapas, Max et Jeremy vous propose une carte de vins du monde entier… Et pour l’accompagner, rien de mieux qu’une belle côte de boeuf de Galice sélectionnée par le pape de la viande au Pays Basque : Imanol Jaca ! Du bon niveau, donc ! :)
Conquis ? Découvrez cette dernière bonne adresse en images !

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« Respire » de Mélanie Laurent et Anne-Sophie Brasme

J’ai lu « Respire » il y a bien longtemps. Presque 15 ans. Je dis presque. Je ne sais plus exactement.
C’était fort, touchant et violent à la fois. Je l’ai terminé rapidement. Peut-être en une semaine.
L’histoire d’une amitié adolescente entre deux filles. Une amitié comme on a l’a certainement tous connue, parfois trop forte.
Je m’étais alors un peu reconnue dans ce livre. Une histoire presque similaire, en fait. Mais tout ça est vieux. Tout ça a 15 ans, maintenant.

J’avais donc entendu que Mélanie Laurent allait adapter « Respire » sur le grand écran. Un frisson m’avait parcouru. Des souvenirs qui revenaient à la surface.
Novembre 2014 : date de sortie de « Respire ». Chose promise, j’irai voir le film.
La bande-annonce, enfin. Ca donne envie, ça me rappelle un peu le livre. Alors j’irai.

Mélanie Laurent nous propose ainsi un long-métrage de 90 minutes sur une amitié passionnelle entre deux jeunes filles en classe de Terminale.
Synopsis : Charlie, une jeune fille de 17 ans. L’âge des potes, des émois, des convictions, des passions. Sarah, c’est la nouvelle. Belle, culottée, un parcours, un tempérament. La star immédiate, en somme. Sarah choisit Charlie.

« Sarah choisit Charlie » nous dit-on. A cet âge où l’on se cherche encore, l’amitié se fait à deux, l’amitié est plus forte que tout, en amitié il faut être unique. Oui, nous avons tous eu un ou une meilleure amie, une forte complicité et passionnelle.
C’est d’ailleurs, sur un cours de philosophie que s’ouvre le film : « La passion permet-elle la liberté ou est-ce une entrave ? ». Un étudiant répondra « La passion on la subit ».
Une histoire d’amitié qui vous rend aveugle, qui va jusqu’à dépasser la limite de la raison.
Un peu de je t’aime moi non plus.
« Je te présente Sarah, une copine de classe ». Dès lors, cette amitié si fusionnelle dérape. Une réaction, puis deux, puis plusieurs que Charlie ne comprend point de la part de Sarah. Du mépris, du mensonge et de la manipulation.
Charlie est soumise à Sarah, Sarah la domine. Une relation plus que destructrice puisque un esprit de comparaison et de compétition s’installe entre les deux jeunes femmes.
Charlie se meurt à petit feu, s’isole, ne voit plus sa vie sans Sarah.
Puis un jour, la vérité éclate. La jeune femme sensible découvre qui se cache derrière la Sarah qu’elle connait jusqu’à alors. « Tu es juste paumée en fait ». « Si tu le dis, je te tue » lui répondra Sarah sur un ton provocateur.
Une descente aux enfers de plus en plus profonde, une maman qui n’en voit rien. Jusqu’à la tragédie.

La passion, l’amour et l’amitié sont destructeurs. Je n’invente rien. Même à notre grand âge. Un regard, un sourire et l’enfer peut vous être mené.
Mélanie Laurent filme avec prouesse les ravages que peuvent produire les sentiments et décrit la relation de dominant-dominé.

Juste parfait, juste émouvant comme il faut.

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La chirurgie esthétique, pour ou contre ?

Par Mercredi, 12 novembre, 2014 0 Permalink 0

Aujourd’hui, au XXIe siècle, il est possible de faire ce que l’on veut de son corps. En commençant par le plus simple. On pensera à la couleur de cheveux. Changer de tête en quelques minutes, changer pour un nouveau look, une nouvelle allure. Il y a aussi les lentilles de couleur, qui vous transforme le regard. Je me souviens de cette copine de collège, qui déjà très jolie avait décidé de changer la couleur des yeux. Si jeune, et déjà sous l’emprise de la mode, cette mode qui exige la perfection de vous-même.
Au XXIe siècle, nous sommes soumis à l’apparence, aux regards des autres, et surtout nous devons rentrer dans le moule.
Pour rentrer dans les rangs, certaines d’entre nous sont déjà allées très loin. Je veux en effet parler de la chirurgie esthétique. C’est un choix, un fait, une réflexion personnelle. J’estime que la Nature nous a conçu comme il se doit, c’est à nous de nous accepter tels que nous sommes et non à l’autre. Pourtant, sous la pression et les on dit, certaines se laissent séduire par la chirurgie esthétique. Cette dernière ne m’a jamais attirée. J’estime, en effet, n’y voir pas de réel intéêt. De toute façon, personne n’en a vraiment besoin. :-)
Bien entendu, il est plus qu’important de bien choisir son chirurgien. Les proches et les connaissances seront toujours de bons conseils.
J’avais d’ailleurs récemment revu une amie qui était alors très complexée par son nez. Ô surprise lorsque j’ai appris qu’elle avait fini par se faire opérer. Dans ces moments-là, je pense qu’il est nécessaire de savoir exactement ce que l’on veut afin d’éviter toute déception. Mais surtout, réfléchir maintes fois, se questionner et se redemander si on en a vraiment besoin.
Bref, je ne suis ni pour ni contre mais j’estime que subir un acte de chirurgie esthétique doit être mûrement réfléchi. :-)

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Hypokhâgne, 10 ans plus tard

hypokagneIl y a 10 ans, oui 10 ans déjà, j’étais en HK. En Lettres Sup. En Hypokhâgne.
Avant d’y aller, je savais que j’allais devoir travailler dur, beaucoup, tout le temps. Oublier mes loisirs, oublier de sortir, oublier presque mes amis.
Travailler, lire, écrire et encore travailler. Une vie qu’on met entre parenthèse, en fin de compte.
Et puis, il y a tous ces gens brillants qu’on croise. On se dit qu’ils iront loin, qu’ils passeront en khâgne les doigts dans le nez, qu’ils ont pas besoin de travailler jusqu’à minuit tous les jours.
Et puis, en hypokhâgne, il y a toutes ces rencontres que l’ont peut faire. Des amitiés qui deviennent très fortes : supporter le stress et la pression, se soutenir et se tenir la main dans les moments difficiles.
Et puis, surtout, il y a les enseignants. Que dis-je, les agrégés, ces chercheurs qui nous passionnent, qui nous impressionnent mais qui arrivent parfois à nous détruire. N’oublions pas ces paroles sadiques, ces phrases cinglantes, ou ces copies classées par ordre décroissant. Humiliation oblige. On est pas là pour rire.
Pleurer, ça nous est arrivé à tous, je crois. Pleurer en sortant d’une khôle de géographie. Pleurer après un DS râté du samedi matin. Pleurer pour cette dissertation rédigée sans aucune logique. Pleurer pour des études, en fait. Pleurer pour quelque chose de pas bien grave, si on y réfléchit.

Bref, j’étais en classe Hypokhâgne il y a 10 ans.
A même pas 20 ans, on est parfois trop sérieux, on pense trop à l’avenir, on pense trop à la personne que l’on veut devenir.
L’enseignement était alors ma lubie. Puis à 23 ans, revirement de situation. Plus cette envie, plus cette envie de me retrouver face à une classe de 30 élèves.
Lettres Sup n’a pas été une année évidente. Travailler à n’en plus pouvoir. Travailler des versions latines jusqu’à tard le soir. Travailler et se demander ce qu’on fait là. Oui c’est arrivé. Mais il fallait terminer cette année fastidieuse.
Mais en HK, on vous apprend à travailler, pour de vrai. Impossible de faire semblant, vous finirez par vous planter.

Et puis en Hypokhâgne, j’ai commencé à lire les blogs. Ils arrivaient tout doucement. Je me souviens encore qu’il y avait celui de Malicia, cette réunionnaise qui était venue s’installer à Paris pour suivre une Lettres Sup au lycée Fénelon. Elle en bavait, aussi, mais elle m’épatait.

Pourtant, l’année ne s’est pas terminée comme je l’aurais souhaitée. Je n’ai pas eu ce que je voulais. Je n’ai pas décroché le Saint-Graal. Coup de colère, je souhaitais arrêter mes études. Vraiment ? L’aurais-je fait ? Non. J’ai épuisée, en fait. Epuisée par une année à cent à l’heure. Epuisée par ces personnes imbues d’elles-même.
Mais finalement que sont-elles devenues ? Beaucoup sont enseignantes, d’autres journalistes, d’autres dans la comm, d’autres je ne sais pas. On s’en est tous sortis. Arrivés sur des chemins différents. Des chemins parfois épineux, parfois trop glissants.

J’ai pleuré, je n’ai plus trouvé le sommeil. Mais je ne regrette pas cette année d’Hypokhâgne. J’ai appris sur moi, sur les autres, sur mon for intérieur. Je garde des souvenirs, des séquelles qui seront, je crois, toujours gravés en moi.

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Vis ma vie en agence de pub (bis)

pubardCette année j’ai fêté mes 5 ans dans le monde merveilleux du Travail. Ca passe plus que vite, vraiment.
C’est vrai qu’il y a 5 ans, je ne savais point qu’aujourd’hui je passerais mes journées au téléphone avec Facebook, à optimiser mes campagnes Google pour générer un max de ventes pour mes clients, à sortir des datas et à pondre des PPT pour vendre du rêve à mes clients.
Mais zut, où est passé le bénéfice de mes longues études de Lettres ? Une Hypokhâgne et une Maîtrise de Littérature Française sur l’apparence du corps pour Acheter aujourd’hui. Passer des lettres aux chiffres, un jour sûrement reprendre les lettres. Et dans le bon ordre, dans celui que je l’entends.

Bref, depuis un peu plus de 5 ans maintenant je travaille en agence de pub.
Ah, je vois vos yeux grands ouverts : « En agence de pub qu’elle bosse la geekette ». Il ne faut pas rêver non plus, les agences de pub sont comme toutes les autres entreprises, on vous paye pour remplir une mission, faire du chiffre et non pour jouer à m’as-tu-vu.
99 Francs  ? Je n’ai point connu cette époque, et de toute façon depuis une certaine loi Sapin, on ne frime plus comme avant.
La pub, il est vrai que ça fait rêver beaucoup de jeunes diplômés.

Plus tard tu veux être dir cli, chef de projet web ou DA ? Accroche-toi car on va te faire cravacher afin de te tester, voir si tu as vraiment ta place dans l’agence de tes rêves.

Alors c’est vrai, y a des jours où tu vas faire nocturne jusqu’à pas d’heure, arriver au travail alors que le ménage n’est pas encore fait et manger devant ton PC.

Non je ne souhaite pas dénigrer ce milieu grâce auquel je vis aujourd’hui. Je suis heureuse dans mon travail, j’aime mes missions et surtout j’ai la chance de travailler sur un levier en évolution constante : le web.
Passer du SEO au Social Media, puis du Social Media à l’Achat média. Oui c’est moi, oui c’est mon parcours. Un peu atypique pour certains, logique et intéressant pour d’autres.
Et pourtant j’ai envie de découvrir le OFF ; entendez le OFF Line. Un vague écho à mes études de Lettres, sûrement. Coordonner, réfléchir et juxtaposer. C’est un peu ça dans ma tête en ce moment. Demain sûrement, on verra.

Ce que j’aime dans mon travail, ce sont les personnalités diverses que j’ai pu rencontrer. Des créatifs en veux-tu en voilà, des têtes fortes au-dessus de toi tu n’en manqueras pas, et des personnes humaines et généreuses il y en a aussi dans la pub. Plus que vous ne pensez d’ailleurs.
On fait de la pub oui, on participe aux bénéfices de nos clients, tous ces grands annonceurs. Et pourtant on ne sauve pas des vies, juste des réservations, des spots, des clics et des impressions.
Savoir prendre du recul dans ce monde bourré de paillettes. C’est parfois un peu difficile tellement la pression peut être forte.

Aujourd’hui je suis satisfaite de mon parcours malgré les hauts et les bas que j’ai pu traverser. Je ne souhaite pas sortir de ce milieu.
J’y suis arrivée un peu par hasard, c’est vrai, au fil des rencontres. C’est ce que j’aime dire, d’ailleurs, lorsque je passe des entretiens d’embauche.
Et puis au fond, nos métiers ne s’offrent-ils pas à nous en fonction de la personne que l’on devient ?
Alors non, je ne suis pas quelqu’un d’extravertie ou d’enragé. J’aime travailler, travailler dur comme il faut. J’ai du caractère, et une sensibilité « artistique ». C’est un peu comme ça qu’il faut être pour émerger dans la pub, non ?

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