Demain dès l’aube… – Victor Hugo

Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

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2 Comments

  1. Quel délicieux souvenir que ce poème, je l’ai étudié lorsque j’étais en première, et à mon oral, je suis tombée sur celui-ci, mon préféré, du coup j’ai cartonné :-D Malheureusement, en arrivant en fac de lettres, c’est devenu un poil élitiste, et pour eux, ce genre de poèmes n’était pas assez « classe », fallait se cacher pour lire autre chose que des auteurs morts ou des choses trop « faciles ». Cela étant dit, ça reste un merveilleux souvenir de mon approche de la poésie. Merci pour cette piqûre de rappel :-)

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