On lit un contenu et non pas un support ! [Liseuse numérique]

On lit un contenu et non pas un support !

Voici ma phrase du jour.

Je fais, bien entendu, écho aux liseuses numériques qui arrivent doucement, mais sûrement, sur le marché français.

Comme je vous l’ai déjà évoqué, j’attends la mienne avec impatience. D’ailleurs, cette dernière sera entre mes mains dans deux petits jours. :-)

Bref, là n’est pas le sujet.

Certains d’entre nous, beaucoup même, sacralisent le livre papier.

Un livre, ça se touche. Un livre, ça se feuillette. Un livre, ça se vit.

Voici ce que répètent sans cesse beaucoup de personnes.

Bien que je sois issue d’une filière littéraire, je ne suis pas entièrement d’accord avec ces propos.

En effet, le papier était jusqu’à maintenant le seul support sur lequel les maisons d’édition pouvait transmettre les histoires de leurs écrivains.

Depuis des siècles, le livre a pris une place à part entière dans la société.

Il est à la fois synonyme de culture, de richesse et d’imagination.

Mais certains, avec l’arrivée du numérique, ont peur pour le livre.

Pourtant, le livre n’est pas l’histoire. Il n’est que le contenant de l’écrit.

Un livre, c’est un arbre qu’on a tué. Un arbre qui n’a rien demandé.

Le livre, lui, contient une histoire qui n’a pas demandé à ce que l’Homme assassine un arbre pour exister.

Face à l’avancée technologique, on nous demande souvent de nous adapter. Ceci est valable aussi bien dans notre vie professionnelle, que vie personnelle.

Vous comprendrez bien que le livre, ou du moins les écrits doivent à leur tour changer… D’où l’apparition de la liseuse numérique.

Le livre que nous connaissons aujourd’hui se retrouve dématérialisé… Mais pas son contenu. Le texte, ne bouge pas, et ne bougera jamais.

Les mots que Baudelaire a écrit, les expressions que Queneau a inventé resteront indemnes.

Alors, pourquoi tant de méfiance vis à vis de la liseuse numérique ?

Quoi de plus extraordinaire qu’avoir la possibilité de stocker plus de 1 000 livre sur un support numérique ?
Quoi de plus merveilleux que de pouvoir se promener partout avec sa bibliothèque ?
Et surtout, quoi de plus inédit que de pouvoir surfer sur le web, prendre des notes et consulter le dictionnaire sur un même support ?

Malgré cela, nous ne réalisons pas encore que la liseuse numérique permet une démocratisation du livre.

Les classiques, eux, sont désormais libres de droit, donc gratuits. Les autres voient leur prix baisser.

Certes, les maisons d’édition sont encore frileuses et découvrent à tâtons l’univers du numérique. Tandis que d’autres, comme Bragelonne, n’hésitent à proposer une bonne partie de leurs collections sur les plateformes de téléchargement d’E-books.

Grâce à cette dématérialisation, la culture, pourra (re)devenir accessible à tous. Les cartables des collégiens seront (enfin) allégés, et la lecture aura très certainement une place plus qu’honorable.

Bref, la liseuse numérique, c’est l’avenir, je n’en doute point.

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5 Comments

  1. Quand tu dis :

    Un livre, ça se touche. Un livre, ça se feuillette. Un livre, ça se vit.

    Voici ce que répètent sans cesse beaucoup de personnes.

    Bien que je sois issue d’une filière littéraire, je ne suis pas entièrement d’accord avec ces propos. »

    Eh bien pourtant c’est bien la réalité, bien sûr que si que le contenant a son importance, que ce soit d’un cadeau, d’une personne (intérieur/extérieur) ou d’un livre le contenant est toujours important !

    Si moi j’utilise plutôt l’ordinateur et internet pour me tenir aux courants sur les e-journeaux et e-magazines plutôt que la télé ou le journal classique, par soucis de choix et qualité.

    Quant aux livres j’ai déjà essayé la lecture d’un e-book en PDF ou d’autres formats numériques, je n’y accroche pas contrairement à un livre, le simple fait de tourner la page plutôt que de scroller ou encore un « pinch » sur une tablette et autres supports numériques. Me procure un sentiment relaxant. Sur un écran j’ai plus l’impression de lire un livre, d’avoir ce sentiment chaleureux. J’ai juste l’impression de faire un truc sur l’ordinateur, rien de plus.

  2. Je ne peux qu’être d’accord avec toi, tu le sais bien vu que j’ai acquis un Kobo. Ceci étant, l’argument de l’arbre sauvé tombe finalement un peu plus à plat quand on sait que les émissions de CO2 de cette bestiole sont énormes. The Green Geekette a fait un billet très intéressant à ce sujet!
    Bon enfin bref, l’écologie ce sera pour plus tard du coup, je chéris ma liseuse tactile pour le moment :)

    • @Bulles de Flo. Je suis entièrement d’accord avec toi concernant l’argument de @zegreengeekette. Toutefois, il est dit dans son article que les liseuses numériques sont rentables si on lit des dizaines de livres dans une année… Et moi je suis persuadée que des livres à prix plus compétitifs et disponibles dans la minute vont davantage inciter les gens à lire davantage. :)
      Affaire à suivre.

  3. Waou… Passionnant cet article. Mon homme est un fan de sa Kindle (la liseuse d’Amazon). Je les vénère d’ailleurs parce que j’ai pu publier mes livres sur leur bibliothèque en ligne. Mais ton argument sur les arbres qui tombent pour que les livres soient imprimés est particulièrement pertinent. Et c’est vrai que c’est définitivement moins cher. Et, que tous les livres que l’on souhaite lire sont à portée de main, sans que l’on ait besoin de ressortir du lit pour aller les chercher.
    En bref, je te souhaite du bonheur avec ta liseuse, la mienne risque d’arriver bientôt aussi ^^

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