Lire la littérature

Lire la littérature, un bien grand mot !

Titre et sous-titre assez prétentieux vont penser certains d’entre vous. Et pourtant, lire la littérature n’est pas chose facile.

Alors oui, il y a des livres plus simples à lire que d’autres. Certains, vont être lus en un ou deux jours, tandis que d’autres vont vous demander plus de temps, jusqu’à 1 mois même ! Je suis lectrice, certes. Mais par période.

Bien que la plus grosse partie de mes études se soient passées dans les bouquins suite à une maîtrise de Lettres Modernes, j’ai fini peu à peu par abandonner tout ce qui avait attrait à la littérature française bien classique (XVIe au XXe siècle). Un peu un ras-le-bol, dirais-je. Alors, au revoir Zola, Balzac, Rabelais, Baudelaire, Camus, et les autres. Bien que ma bibliothèque d’étudiante soit prête à craquer, je n’ai souhaité en aucun cas me séparer de mes livres. Parce qu’un livre ça raconte une histoire. Un livre, c’est du temps passé. Du temps passé à le lire, à y réfléchir, à s’endormir avec.

La littérature rend-t-elle intelligent ?

Oui, la littérature ça fait réfléchir et ça rend intelligent. Nul me dira le contraire.

A votre avis, pourquoi j’écris bien ? Oui on me l’a dit et du coup je me permets de le revendiquer. Bref, j’écris bien parce que je lis. Et lire, ça t’apporte tout plein de vocabulaire, des tournures de phrases réussies, des synonymes et une manière de bien charpenter tes phrases. Bref, lire c’est essentiel, ça doit faire partir du quotidien. Si tu lis pas, pour moi c’est comme si t’étais has been. Au début, je considérais les gens qui lisaient pas les grands classiques de la littérature française comme des analphabètes (oui je suis une fille franche et dure). Mais c’est un peu vrai au fond. Nos grands écrivains, il faut les connaître ! Je dis pas non plus de tout lire, jusqu’aux notes de bas de page, mais au moins de lire quelques classiques, histoire de tenir une discussion de culture G au cas où !

Lire la littérature, oui mais quoi ?

Alors moi non plus, j’ai pas lu tous les classiques. Il m’en manque encore pas mal. Un peu plus jeune, je m’amusais à lister tous les bouquins que j’avais lu. C’était marrant, au moins je savais ceux que je connaissais ou non. Puis y a aussi un petit côté prétentieux à ça, du genre, moi j’ai lu ça et ça, pas toi.

Malgré cela et cette littérature française, je tâche de lire les romans de notre époque. J’ai du mal à en trouver où je vais accrocher. Peut-être l’histoire que je trouve sotte. Bon ok, c’est pas pire que La Princesse de Clèves. Mais quand même ! En ce moment, je suis plongée dans le Journal d’Hélène Berr, jeune juive parisienne qui a connu l’horreur de la Seconde Guerre Mondiale. C’est bien écrit, tellement bien qu’au début j’ai eu un peu du mal à suivre tous ses mots/maux. Alors, du coup je reconnais que j’aime rester dans les classiques. Je découvre toutefois la littérature fantastique grâce aux éditions Milady. C’est pas mal. Mais encore un peu du mal à m’y plonger, contrairement à @hane_san ! :-) Il y a, pour le moment, Le Feu de la sorcière auquel j’accroche bien. Mais tout ce qui est Bit-Lit, j’avoue que c’est plutôt mal écrit… Désolé aux éditeurs !

Lire de la bonne littérature

Il est vrai que je suis assez pointilleuse sur le style. Pour moi, c’est ce qui va faire la beauté du roman. Avouons-le ! Un roman mal écrit, je vais me dire « Ca, ça été écrit juste pour l’argent, pour être rapidement publié. L’écrivain aime-t-il vraiment écrire au fond ? ». Nos écrivains classiques, eux pondaient-ils le roman en un moins de temps ? Je ne pense pas que ce fusse le cas.

Lire la littérature est un entraînement

Pour en revenir à nos moutons, je disais que lire la littérature demandait un certain entraînement. Moi-même, qui suis-je, lorsque je le veux bien, lectrice à mes heures perdues, je rencontre souvent des difficultés à me plonger dans un roman bien classique.

Lire Notre-Dame de Paris peut être possible pour toute personne du moment où elle s’est entraînée à lire. Victor m’a ennuyé à décrire sous toutes ses facettes la cathédrale que j’en ai zappé le chapitre. Mais que l’histoire est joliment racontée, écrite. Une fin tragique, certes, mais ce roman m’a littéralement marqué. J’étais jeune, j’avais 15 ans lorsque je l’ai lue au fond de ma couette. Quoiqu’il en soit, du haut de mes 15 ans, je me suis régalée. C’est un livre vraiment passionnant.

Lire la littérature, c’est d’abord commencer par des bouquins de son niveau. Pas trop épais, avec une écriture assez grosse. Commencer plutôt par une histoire simple, avec quelques personnes qui se termine… comme on le souhaite, selon son humeur. Deux choix : bien ou mal. A vous de voir. De mon côté, j’apprécie les histoires avec un côté véridique, voire un côté historique.

Une fois cette première lecture faite, vous pouvez passer à plus complexe, mais pas trop non plus. Le but de littérature, c’est ne pas de s’en dégoûter. En fait, c’est comme une recette de cuisine. Mettre les ingrédients dans le bon ordre, puis respecter le temps de cuisson.

Lire à son rythme, pas trop vite, ni trop lentement. Apprendre à lire la littérature, c’est essayer de varier les styles (oui moi aussi j’ai du mal). Lire des romans d’aventures, des romans historiques, des BD, des mangas ou même des romans avec un niveau bien bas (Ca j’y arrive avec Gossip Girl !).

Mais je reconnais qu’inconsciemment je trie mes lectures. Je ne veux pas lire des choses qui vont m’abrutir, et encore moins des choses qui sont contraire à ma pensée. Du coup, je reste dans une lecture naïve, très  rigide et classique.

C’est ce qui a forgé mon éducation en fin de compte la littérature, non ?

Quelques souvenirs de littérature

Petite, mes parents m’ont fait lire Oui Oui, Le Club des cinq, les romans de la Comtesse de Ségur (j’adorais), puis tout plein de petites histoires bonnes pour mon éducation. Puis arrivée au collège, j’ai commencé à lâcher tout ça.

Je me suis vraiment remise à lire à mon entrée en seconde. C’est d’ailleurs cette année-là que j’ai véritablement fait connaissance avec Victor Hugo, Nabokov, Baudelaire, Balzac et plein d’autres. L’entrée au lycée me direz-vous. Oui et non. Au lycée, on commence à lire des bouquins, des vrais. Des trucs intéressants, qu’on comprend pas toujours mais particulièrement intéressant d’un point de vue intellectuel. Je me souviens que de nombreux camarades de classe ne les lisait mais se servait plutôt de bouquins résumés pour savoir de quoi ils parlaient.

Bref, pourquoi si peu d’intérêt pour la littérature ? Je n’ai pas la réponse. L’âge, l’ennui ou l’enseignement qui y était apporté ?

Certainement une question de goût. Je n’ai jusqu’à présent pas trouvé la réponse à cette interrogation.

Je m’égare dans ce billet. Trop même que j’en ai perdu le fil. Je vais sûrement arrêter là mais je le reprendrai un autre jour.

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7 Comments

  1. J’adore cet article. J’adore les livres. Je n’ose pas encore aller à la biblio, du coup j’achète…. Mais que j’aime lire !!!
    Et moi aussi j’ai lu OUI-OUI… :)

  2. C’est vrai que la littérature c’est pas toujours simple! Le problème je crois que c’est aujourd’hui la profusion de l’offre! Comment choisir, c’est comme pour les disques sauf qu’on ne peut pas lire un livre aussi vite!
    Mais quand on tombe sur un bon livre c’est génial!

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