Stoker, ce film qui vous dérange

Côté cinéma, j’ai un faible pour les comédies dramatiques, les films d’art et d’essai et historiques.
Les thrillers ne font pas partie de ma tasse de thé. Pourtant, j’ai fait l’effort sur-hu-main d’aller voir Stoker, de Park Chan-Wook au Club de l’Etoile.
Sensible, j’ai toujours eu du mal avec la violence. Sensible, je n’aime pas le sang. Mais sensible, je suis toujours en émoi devant les beaux clichés.

Synopsis

A la mort de son père dans un étrange accident de voiture, India (Mia Wasikowska), une adolescente, assiste au retour de son oncle (Matthew Goode), un homme mystérieux dont elle ignorait l’existence, et qui s’installe avec elle et sa mère (Nicole Kidman). India commence à soupçonner que les motivations de cet homme charmeur ne sont pas sans arrière-pensées et ne tarde pas à ressentir pour lui des sentiments mêlés de méfiance et d’attirance.

Un synopsis intriguant mêlé à une bande-annonce oppressante.
Park Chan-Wook nous présente, dans Stoker, une métaphore du Mal.
Stoker ne vous évoque-t-il pas Bram Stoker, l’auteur de Dracula ? Etrange hasard, me direz-vous.
Notez d’ailleurs que l’oeuvre de Bram Stoker traitait de l’emprise exercée par un opportuniste sur des innocents. Tel est le fil conducteur adopté par le réalisateur.

Dans Stoker, trois protagonistes : India, sa mère et son oncle, débarqué de nul part.
La venue de ce dernier intrigue fortement la jeune India. Cette dernière se montre particulièrement méfiante et évite tout échange avec ce personnage. Mais India est dotée d’une sensibilité hors-norme : elle ressent des choses qu’elle seule est capable de déceler.
Ainsi, l’oncle Charlie lui apparaît comme un étranger, un élément éloigné de son univers.

C’est dans un milieu oppressant et restreint qu’évoluent les personnages. Des décors quasi-uniques, une maison froide, immense, sans repère font penser qu’à chaque moment l’intensité de l’histoire va finir par exploser, telle une cocotte-minute.

Stoker

C’est sous les yeux d’India, qu’Evie, sa mère, se fait manipuler par Charlie.
Une tension et une concurrence malsaine naît entre mère et fille. Mais India ne fait-elle pas cela pour protéger sa mère ?

Stoker dévoile ainsi la complexité et la manipulation des rapports humains. Des personnages à double-tranchant, à la fois tiraillé par le bien, puis par le mal. 

Par le jeu de sa caméra, Park Chan-Wook fait voyager le spectateur d’un personnage à l’autre. Un regard, des pensées et des actions différentes. Des protagonistes aussi torturés les uns que les autres.
Un narrateur omniscient, qui finit presque par devenir dérangeant.

Nicole Kidman dira d’ailleurs que « Stoker était une occasion en or de jouer la complexité des rapports humains dans une atmosphère raffinée et inquiétante. C’est un film atypique. Le rythme propre aux dialogues est inhabituel. Le tempo est singulier. Ce qui m’a plu, à la lecture du scénario, c’est son imprévisibilité. »

Alors c’est vrai, Stoker est magnifiquement réalisé. Une intrigue méticuleusement ficelée, des personnages autant dérangés que dérangeant, et surtout des plans cinématographiques sublimes mais paradoxaux au sein de ce thriller.

Stoker

Stoker
Ames sensibles, s’abstenir. :-)

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Iron Man 3 en avant-première au Grand Rex

Ceux qui me suivent sur Twitter ont sûrement dû lire que j’ai eu la chance d’assister à l’avant-première mondiale d’Iron Man 3, au Grand Rex à Paris. :-)
Ceux qui me lisent régulièrement ont pris note que je suis assidûment l’actualité des films français et d’art et d’essai, et moins celle des films américains.
Quoi qu’il en soit, Iron Man 3, bien qu’il s’agisse d’une long-métrage outre-Atlantique, m’a séduit. Jusque là, je suivais de loin tous ces blockbusters américains.
J’avoue avoir été un peu déçue par le dernier volet de Batman, The Dark Knight Rises, mais Iron Man 3 m’a plongé dans l’univers de Marvel et de ses super-héros.
Comme tout le monde, je connais ces personnages : Captain America, Iron Man, Thor et Hulk.
Et, comme tout le monde, j’ai déjà craqué pour la lecture de Comics. :-)

Iron Man 3 – Synopsis

Tony Stark, l’industriel flamboyant qui est aussi Iron Man, est confronté cette fois à un ennemi qui va attaquer sur tous les fronts. Lorsque son univers personnel est détruit, Stark se lance dans une quête acharnée pour retrouver les coupables. Plus que jamais, son courage va être mis à l’épreuve, à chaque instant. Dos au mur, il ne peut plus compter que sur ses inventions, son ingéniosité, et son instinct pour protéger ses proches. Alors qu’il se jette dans la bataille, Stark va enfin découvrir la réponse à la question qui le hante secrètement depuis si longtemps : est-ce l’homme qui fait le costume ou bien le costume qui fait l’homme ?


Iron Man 3
, clôt la trilogie Iron Man, inspiré directement des comics Marvel.
Dans cet ultime volet, Shane Black, le réalisateur, nous fait découvrir une autre facette de son héros, Tony Stark.
Jusque là, nous connaissions ce personnage uniquement derrière son armure et en tant que super héros allant sauver le monde, et nom la personne en tant que telle.

Iron Man 3
Cette fois-ci, Tony Stark, incarné par le très séduisant Robert Downey Jr., se dévoile.
Nous y découvrons un personnage sensible, inquiet et tourmenté par de multiples questions. Mais rassurez-vous, Robert sait apporter à son personnage beaucoup d’humour. Ceux qui auront vu Iron Man 3 en lisant mon article, se souviendront très certainement de la mythique scène de combat entre Tony Stark et le Mandarin.  ;-)
« Très américain » me chuchote-t-on. Certes, mais humour plutôt bien placé dans ce film !

Iron Man 3

Côté action, Iron Man 3 ne vous ennuiera pas une minute. De rebondissement en rebondissement, nous avançons dans la quête de Tony Stark et résolvons à ses côtés les intrigues qui le mèneront jusqu’à sa révélation.
Et puis, effets spéciaux garantis en plus de la 3D tout au long du film !
Au-delà d’un scénario passionnant, Shane Black vous en met plein les yeux dans l’objectif de vous faire vivre pleinement l’univers de Marvel. J’ai, d’ailleurs, un petit coup de coeur pour le dernier affrontement où les personnes se dévoilent intégralement. Impossible de ne pas s’y attacher !
Bon avouons-le, les gentils gagnent toujours et ce côté un peu simpliste des fins de long-métrages américains finit par ressortir.  :-/

Mais, restez calmes, Iron Man 3 reste un très bon film de divertissement qui vous permettra de vous évader pendant 1h50.

Public : famille, entre amis ou même en amoureux ! ;-)

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Mes prochains films

 

 

 

 

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Du vent dans mes mollets – Carine Tardieu

Les films à l’humour grinçant ou aux paroles cruelles… J’aime peu. J’évite.
Mais les comédies de moeurs et les films bien français, je vais quasiment tous les voir.

C’est sur le blog de Les Bridgets que j’ai entendu parler du film Du Vent dans mes mollets.

Du Vent dans mes mollets, c’est le film qui va mélanger humour grinçant, humour tout court, années 80, psychanalyse, dépression, amitié et le monde parfois cruel des enfants.

Du Vent dans mes mollets, c’est le film qui fera sourire celles et ceux qui ont vécu les années 80.

Du Vent dans mes mollets, c’est aussi la réalité grinçante de l’enfance, celle où on ne dit pas tout, celle où les paroles dépassent souvent la réalité, celle où les parents n’arrivent plus à dire stop.

 

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Dark Shadows de Tim Burton

Il fallait bien que je le vois, le dernier Tim Burton !
J’avais, en effet, honteusement râté Alice au pays des merveilles… Et Dieu sait que je prends toujours sur mon temps pour suivre tous les films de ce réalisateur.

Bref, Dark Shadows, c’est un peu mélange de Sleepy Hollow, Harry Potter, Giorgino, et autres films du même genre.

Des scènes et une histoire bien ficelées (sauf la fin) avec un côté déjanté qui vous surprendra.

Johnny Depp est une fois de plus extraordinaire en méchant Dracula.
Petit coup de coeur pour Bella Heathcote et Chloe Moretz.

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