Les odeurs, oui les odeurs !

Ne vous est-il jamais arrivé de retrouver des odeurs qui ont marqué des moments de votre vie ?

L’odeur d’un parfum, d’un vêtement, d’une maison, d’un aliment ou même d’une personne.
Ces odeurs peuvent à la fois évoquer des bons souvenirs comme des événements que l’on aimerait bannir jamais de sa mémoire.
Pourtant, notre cerveau se tue à les garder au plus profond de soi, comme si elles devaient nous accompagner tout au long de notre vie.
Tels furent les propos de Marcel Proust à ce sujet :

Certes, ce qui palpite ainsi au fond de moi, ce doit être l’image, le souvenir visuel, qui, lié à cette saveur, tente de la suivre jusqu’à moi. Mais il se débat trop loin, trop confusément; à peine si je perçois le reflet neutre où se confond l’insaisissable tourbillon des couleurs remuées ; mais je ne peux distinguer la forme, lui demander, comme au seul interprète possible, de me traduire le témoignage de sa contemporaine, de son inséparable compagne, la saveur, lui demander de m’apprendre de quelle circonstance particulière, de quelle époque du passé il s’agit. Arrivera-t-il jusqu’à la surface de ma claire conscience ce souvenir, l’instant ancien que l’attraction d’un instant identique est venue de si loin solliciter, émouvoir, soulever tout au fond de moi ? Je ne sais.

Dernièrement, je me suis rendue dans l’immeuble que j’ai habité lorsque j’étais bébé. Cette odeur de « vieux » a alors envahi mes narines. Oui, c’était bien l’odeur de Pépé ***, et Dieu sait qu’il nous a quitté depuis bien longtemps.
Mes proches ont beau eu repeindre la cage d’escalier mais cette odeur de « vieux » était toujours là. Les murs auraient-ils donc une âme ?
J’ai eu l’impression de faire un come-back de 25 ans. Presque un malaise.
Cet immeuble a beaucoup vécu, peut-être trop même.
Je ne dirais pas que je m’y sens en insécurité mais j’y pressens une présence, à cause de cette odeur de « vieux ».
Quoiqu’il en soit, elle fait partie de ces souvenirs qui ont marqué ma jeunesse.

Je pense également à l’odeur, je dirais même au goût, des spéculoos. Ces derniers accompagnaient régulièrement le café que prenait ma maman. Mais du jour au lendemain, ils ont disparu du paysage sans que je sache pourquoi. Ce qui est étonnant c’est que ces biscuits sont soudainement redevenus à la mode. N’est-ce pas les blogueuses cuisine ? :-)

Il y a aussi ce parfum que portait une de mes enseignantes. D’ailleurs, elle embaumait toujours les salles de classe. Je n’ai jamais su de quelle toilette il s’agissait. Pourtant, j’aimerais avoir le courage d’arrêter une personne qui porterait ce parfum et enfin savoir son nom.

Mais surtout, il y a ces odeurs qui nous parlent mais que l’on arrive pas toujours à identifier. Des odeurs sucrées, salées, acides, abominables ou fantasques. Il nous faut alors des pistes, des indices pour les deviner.

Il y a aussi celles que l’on oublient car elles ne nous effleurent que rarement.

Les odeurs de la nature font partie de celles que bon nombre d’entre nous ignorent… Parce qu’ils sont enfermés, parce qu’ils sont occupés, mais aussi parce qu’ils oublient d’aller les découvrir.

Face à ce constat, Febreze avait dernièrement organisé une opération de street marketing dans le hall du métro Auber à Paris, qui consistait à plonger les visiteurs dans un parcours initiatique autour des odeurs. Ces derniers pouvaient alors (re)faire connaissance avec la nature, qui, malheureusement est oubliée au détriment de la vie citadine.
Mieux encore, Febreze a dupliqué ces odeurs dans sa dernière gamme de produits.

A noter que cette campagne a permis de sensibiliser les visiteurs au respect de l’ « environnement citadin » mais aussi à stimuler leur sensibilité aux odeurs nouvelles.

Et vous, quelles sont les odeurs qui vous ont marquées ?

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One Comment

  1. J’ai le souvenir très fort de 2 odeurs : l’odeur des pages d’une bible pour enfant, inprégnées d’un produit de nettoyage renversé dessus. Et l’odeur du parfum de la première fille avec laquelle je suis sorti et qui me faisait vraiment perdre la tête (tous les 2 d’ailleurs).

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