Un AVC et cinq ans plus tard

J’ai hésité, j’hésite et j’hésite encore. La boule au ventre, raviver un souvenir. Bonne ou mauvaise idée, peut-être. Pourtant, je crois que j’ai besoin de l’écrire. Besoin de l’écrire pour définitivement tourner la page.
C’était il y a cinq ans et trois mois et demi. Le 16 mars 2009.
Je ne comprenais pas ce qu’il s’était passé. Tout se bousculait dans ma tête. Je pleurais, je ne savais pas où j’étais, les gens autour de moi ne pouvaient me consoler. Je me suis soudainement sentie si seule.
Je n’ai pas dormi, je suis allée travailler, j’ai encore pleuré.
Un mois, deux mois de coma, je crois. Je ne me souviens plus exactement.
On m’a dit qu’il entendait. On m’a dit aussi qu’il ne parlait pas, qu’il ne bougeait pas.
Il y a eu aussi les maladies nosocomiales, l’embolie pulmonaire. On s’est acharnés sur lui. Acharné sur lui pour qu’il se réveille. Une satisfaction médicale, en fait. Mais un drame pour ses proches.
En juin, j’ai eu terriblement peur de rentrer dans sa chambre. Je ne savais pas ce que j’allais voir. Ce n’était plus lui.
J’ai compris que je n’entendrai plus sa voix, j’ai compris que notre relation ne serait plus comme avant.
Aller le voir, prendre le train à Montparnasse, puis à Gare du Nord.
Avoir peur, puis la boule au ventre. Puis un jour, ne plus avoir le courage d’y aller.
Puis un jour, effacer son numéro, comprendre que cela ne servirait plus à rien.
J’en ai voulu. Voulu à tous ces gens qui ne comprenaient pas. A toutes ces personnes qui disaient que j’oublierai. Oui, j’ai avancé, oui je vais mieux et oui j’ai fini par faire le deuil de cette relation inachevée.
J’aurais dû voir un psychiatre il y a cinq ans. Choc émotionnel oblige. Je n’ai pas eu le courage, je n’ai pas voulu écouter sa famille.
Aujourd’hui, j’arrive à regarder ses photos sans pleurer. Je ne ressens plus rien, enfin je crois.
Souvent je me suis dit que je ne rencontrai plus personne. J’avais trop mal, ce n’était plus possible.
Aujourd’hui j’essaie, mais je me rends compte que je ne suis pas vraiment prête.

Pleurer encore une fois, c’était obligé. J’ai tellement eu de chagrin.
Des fois, j’aurais préféré qu’il parte, pas qu’il soit encore là. A quoi bon. A quoi bon faire souffrir sa famille. A quoi bon le faire souffrir.

Je n’ai plus de nouvelles aujourd’hui. J’ai dit stop. Démarche douloureuse mais j’ai compris qu’il fallait que j’avance. On ne peut revenir en arrière. Elle sait qu’elle devra me contacter si un jour sa vie s’achève. J’ai peur, parfois, que son nom s’affiche sur mon téléphone. Je n’ai pas envie.

J’en veux à toutes ces personnes qui me disaient « Ca n’a pas duré longtemps, tu oublieras. ». Que cette histoire ait duré 6 mois, 1 an ou 10 ans, le chagrin restera immense.
J’ai avancé, mais je n’oublierai pas. Cet événement fait partie de ma vie, de moi, de mon quotidien. Je n’en ai pas assez parlé. Parfois je m’en veux.

Eviter certains quartiers parisiens, éviter de prendre le RER B, pleurer en entendant cette musique. La vie peut être tellement injuste.

Son dernier SMS, dimanche 15 mars 2009. « Elle est pas belle la vie ? Je t’embrasse ».

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Une vie sans Internet

mediasInternet, le Web, les Internets, c’est déjà la moitié de ma vie. Oui 15 ans.
15 ans que je surfe, sur-surfe, clique, actualise, envoie, écris, upload, et j’en passe.
C’est fou comme les Internets ont pu revoir notre vocabulaire. C’est sans parler de l’intrusion des réseaux sociaux dans notre vie de tous les jours. Facebook par ci, Facebook par là, et puis Twitter « Oui je twitte, et toi ? C’est quoi ton pseudo ? », et puis Instagram « Han mais trop belles tes photos ! ».
Un brin ironique je suis, mais totalement lucide car j’ai bien conscience qu’aujourd’hui c’est grâce à ce nouveau média que je peux manger tous les jours, payer mon loyer, mon électricité et partir en voyage comme je le fais depuis peu.

Mais aujourd’hui je me pose cette question : qu’aurais été ma vie sans Internet ?
Il y a 7 ans, je souhaitais m’investir dans l’enseignement. Des années qu’elle m’a travaillée cette idée. Et puis j’ai changé. J’ai changé d’avis, de projet,  d’intérêt. Plus envie, des doutes, des peurs, l’angoisse de ne pas être au niveau.
Un soudain besoin de changement de situation, de créativité, d’étonnement. Puis j’ai choisi le Web.
On doutait, on ne me faisait pas confiance. On avait peur, on pensait que j’allais droit dans le mur.
Et pourtant, aujourd’hui « tout va bien ». Certes, je reste vigilante, certes, je reste humble. Tout peut basculer, je le sais fort bien.

Sans le Web, je ne sais pas si j’aurais fini à Paris. Sans le Web, je ne sais pas si j’aurais ma vie d’aujourd’hui. Peut-être même que je n’écrirais pas ce blog (Non mais 4 ans et demi déjà !).
Peut-être que mon destin aurait été l’ad-mi-nis-tra-tion. Comme Papa et Maman. Oui mais non, je ne crois pas que cela m’aurait permis de m’épanouir. Trop « carré », pas de créativité. Trop pas.

Et puis, peut-être, qu’au fond, mon destin c’était la pub.
« Sophie dans la pub ». Certains, d’un rire moqueur, s’étonnaient de mon emploi. « Tu n’as pas la personnalité », « C’est pas pour toi ». Et pourtant, aujourd’hui je ne regarde pas l’heure, je ne vois pas les journées passer. Bon c’est vrai, elles sont parfois trop courtes !…
Mais cette publicité qui vous spamme quotidiennement, moi elle me rend heureuse. Parce que je vous bourine d’impressions et de clics. Je fais tout pour que vous likiez mes pubs Facebook, que vous cliquiez du premier coup sur mes Adwords et surtout pour que vous achetiez TOUS les produits de mes clients pour avoir le CPA le plus bas possible.
Bref, aujourd’hui, j’ai la chance de ne pas m’ennuyer dans mon travail. J’ai la chance de pouvoir faire travailler mes méninges.

Les Médias, finalement j’y suis arrivée par hasard. Ce n’était pas un but. Je voulais travailler dans le web, c’est tout. Puis finalement ça me passionne. J’ai pas envie de changer. J’ai même envie d’aller plus loin. Faire un tour dans le off-line. Si si, je le veux, alors j’y arriverai, quoi que mon entourage dise. Mon profil est atypique, alors continuons dans ce sens.

Ces jours encore, j’étonne. J’ai fait Lettres. Je fais des Chiffres tous les jours. Des fois je m’y perds, un peu. Des fois j’ai du mal. Je bloque. Les maths et moi, on n’a jamais vraiment été potes. Et pourtant, pour me faire plaisir, pour avancer dans mon métier je me fais violence. Je comprends, pas trop vite, juste ce qu’il faut.

Alors oui, Maman, les maths c’était important au collège et au lycée, mais tu vois aujourd’hui je m’en sors avec mon cursus littéraire. Même s’il faut me répéter parfois dix fois les choses, elles finissent par rentrer.

Mais non, je n’oublie pas, la rigueur et la sensibilité acquises à la fac. Ces dissertations interminables où j’aimais m’égarer. Cet ancien français que je ne pouvais plus avaler. Mais mon Dieu, au fond, ça m’amusait de décliner Caballum du latin au français moderne.

Bref, je ne regrette rien, je ne regrette pas la fac, les amphis, les disserts, les lectures jusqu’à tard le soir, la Maitrise aixoise, Sorel et son Histoire comique de Francion.

Veni vidi vici.

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Le Mans, Chenonceau et Amboise

La France est grande. Certains diront oui, certains diront non. Tellement grandes qu’il est parfois difficile de tout voir. Faire des choix, cibler, pour gagner du temps, voir l’essentiel.
Strasbourg, Paris, la Provence, l’Auvergne, la Bretagne, la Normandie, Biarritz… De nombreuses destinations que j’ai pu découvrir ces derniers années. Puis il y a le Centre, une région qui m’est totalement inconnue. Le Mans, ses 24h, mais aussi les châteaux de la Loire un peu plus bas. Aperçu en images.

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Théâtre : Amour sur place ou à emporter

La vie parisienne rime sûrement avec bouchons, pollution, touristes, mais aussi musées, cosmopolite, bobo, fille à chat, shopping et théâtre.amour sur place ou à emporter

De boulevard. Oui théâtre de boulevard. Je ne pourrais lister les noms des pièces que j’ai pu voir jusqu’à présent. Il y en a eu des bonnes et des moins bien. De sacrés fous rires ou un ennui à compter les secondes. Bref, Paris est tellement riche culturellement parlant que dans tous les cas vous pourrez trouver pièces à votre humeur.
La dernière dont j’ai entendu parler n’est autre que « Amour sur place ou à emporter » qui prend place au Théâtre du Gymnase.

[Synopsis : Ils se sont rencontrés sur Facebook, pourtant tout les oppose. Ils vont cependant essayer de s’aimer, pour un soir ou plus… Amour sur place ou à emporter le premier « Boulevard Moderne ».]

Tiens, l’éternel thème de l’amour en ligne. C’est la mode, tellement mode que certaines chaînes télévisées y consacre des reportages entiers.
Moi, ce n’est pas mon truc. Je ne m’attarderai donc pas sur le sujet.
Pourtant je rencontre de plus en plus de personnes ayant trouvées leur âme soeur sur le web.
Je vois certains d’entre vous sourire, rire. Oui ça existe, même que ça se termine en mariages…
Mais pour en faire votre propre avis, rien de mieux que d’aller voir « Amour sur place ou à emporter ». Attention réservez vite, les places partent comme des petits mains. :-)

Trois mots sur Ticketac.
Ticketac, c’est un site internet de réservation de places de spectacles. Il y en a pour tous les goûts, pour tous les âges. L’avantage ? Réductions à gogo, satisfaction client 100% et surtout la possibilité d’offrir des cartes cadeaux.

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Dernière année de la vingtaine

trentaineCa y est, j’y suis. En plein dedans. Mais vraiment. Mon 4e jour, en fait. Dans 361 jours, j’aurai quitté la vingtaine. Cette vingtaine qui est passé à vive allure. Ces 6 années et demi de vingtaine que j’aurai passées à Paris. Les jours, les semaines et les mois sont passés tellement vite. J’ai grandi (je crois), rencontré des gens, découvert la vie, eu des déceptions, pleuré, ri, souri, puis suivi cette vie et son cours.
La vingtaine, en fait, elle est derrière moi. Je ne réalise pas vraiment que je vais la quitter.
Quitter la vingtaine, c’est faire une croix sur les études, se dire que la chambre que l’on a eu chez ses parents n’est plus à nous, chez ses parents n’est plus « chez moi ».
Puis, rentrer dans la trentaine c’est (note d’humour) : se faire saigner par les Impôts, se dire qu’il serait temps de rencontrer quelqu’un, se dire qu’il serait intéressant d’investir dans l’immobilier, comprendre qu’on a plus vingt ans et que les soirées jusqu’à 5 heures du matin c’est plus possible.
Avoir 30 ans, c’est aussi penser « Adulte » : non cet achat inutile, il faut que je songe à économiser tous les mois. Mais surtout avoir 30 ans, c’est devenir une grande personne et savoir prendre des responsabilités.
Bref, j’aurai bientôt 30 ans et bien que je semble avancer, j’ai aussi parfois l’impression de reculer.
30 ans de nos jours, c’est un âge pas toujours évident. Soit on a déjà tout, soit on démarre complètement.
Aujourd’hui, ma vie c’est le boulot, le boulot et encore le boulot. Les amis aussi, puis la famille. L’Amour est encore un grand point d’interrogation. Espérons qu’il finisse par trouver sa place. Un jour.

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